Nos ânes





Présentation :
» je suis un âne commun mais pas si commun puisque je fus un cadeau d’anniversaire. »
Il y a cinq ans maintenant, une surprise pour mon anniversaire, pas dans un paquet ni enrubanné mais par la route dans un van. J’ai toujours rêvé d’avoir un âne, le voilà !. Pauvre Pepito, son premier voyage n’a pas été une partie de plaisir. Il est sorti du van trempé de sueur.
Walter et moi étions totalement novices en matière d’ânes. Pepito, un an alors, l’a vite compris. Il m’attrapait les cheveux, me tirait les vêtements et accessoirement me mordait quand je lui tournais le dos, brayait à tue-tête dès qu’il me voyait. Au point de nous faire regretter un temps son acquisition.
Puis de lectures en lectures « je dresse mon âne » …. nous décidons d’être les maîtres de l’âne, pas ses copains avec lesquels il peut jouer « à l’âne » par des jeux qui peuvent s’avérer dangereux pour les humains.
Aux grands maux les grands moyens ! Suivre les conseils des spécialistes, à savoir la castration de l’âne et puis dire « non » à Pepito fermement. L’âne comprend très bien les interdictions, ce qui ne l’empêche pas de tenter le lendemain ou un autre jour la même bêtise. Il apprécie aussi les récompenses, que ce soit une carotte ou un gros câlin. Il pose alors sa tête sur mon épaule et ne bouge plus. L’âne a une mémoire prodigieuse. Un âne ne se dresse pas, il s’éduque. Une règle d’or : calme et patience pour que l’âne vous respecte et vous obéisse.
Le comportement de Pépito s’améliore au fil des mois. Un souci subsiste cependant : Il s’ennuie et l’exprime par de retentissants braiements. Décision est prise : lui trouver un copain âne.
C’est ainsi que STAN est arrivé. Stan du même âge que Pepito s’ennuyait dans une ferme. Pis, la chèvre censée lui tenir compagnie ne le supportait pas et lui donnait des coups de tête. De plus, ses maîtres n’avaient pas le temps de s’occuper de lui, ceci étant d’ailleurs le motif pour lequel il souhaitait s’en séparer.
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